La fonction Clic-Droit a été désactivé

1. Ethique

Pratique photographique & éthique

Pratique photographique

Mon activité photographique est principalement centrée sur la nature, et les activités liées à celle-ci. Grâce à mon métier, et aux contacts qu’il engendre avec gestionnaires, exploitants, associations et naturalistes, j’ai compris que la protection de notre environnement ne pouvait se baser uniquement sur l’interdiction des activités humaines. Ouvrir son point de vue, respecter les autres « utilisateurs de la nature » et leurs activités, c’est fédérer. La cohabitation des actions de préservation des espaces naturels et de la faune avec une utilisation raisonnées de notre environnement ouvre paradoxalement une voie bien plus prometteuse à sa protection qu’une fermeture de ces espaces et une interdiction de certaines activités.

Outre la nature, la randonnée et l’observation de la faune, une autre de mes passions m’a conduit vers l’aviation. Même si celle-ci ne colporte pas forcément une image d’empreinte écologique exemplaire, elle a un intérêt indéniable : offrir une vision de la nature totalement différente, et de pouvoir prendre de la hauteur sur celle-ci (à tous les sens du terme). C’est ainsi un outil précieux dans sa promotion et protection : transport de matériel et personnel scientifique en milieu peu accessible, ravitaillement des refuges de grande randonnée/alpinisme, ou simplement photographie aérienne. L’avènement de l’ULM, avec des appareils consommant parfois aussi « peu » qu’une voiture, a d’autant plus rapproché cette pratique aérienne du respect de notre environnement.

Ethique

« Le pouvoir de l’image »… Derrière ce concept primordial en communication et transmission de connaissance, se cachent des responsabilités de ne pas déformer ces informations et les émotions transmises. Aussi, à l’exception du post-traitement nécessaire des fichiers numériques afin de retranscrire au mieux l’observation, je ne modifie jamais une image (pas de retouches « photoshop »). Un tel travail de graphisme est un métier à part. Le mien est photographe. De même, je ne saurais cautionner et promouvoir par mes photographies toute utilisation non raisonnée de la nature, ou ne répondant pas à ma propre éthique.

De plus :

  • Aucun appât n’est utilisé pour réaliser une photographie animalière : les conséquences comportementales pour l’animal sont trop risquées.
  • Je n’approche pas un sujet sauvage sans des connaissances solides préalables : la mise en danger de celui-ci par des dépenses énergétiques supplémentaires pouvant être fatales à certaines saisons (hiver, reproduction) est un risque que je préfère réduire au maximum. Ainsi j’évite d’approcher des animaux farouches de manière inconsidérée en hiver, et je respecte leur « distance de fuite ».
  • Je respecte une transparence sur les images produites : si celles-ci ont nécessité des conditions sortant de la normalité, je l’indique. De même, tout animal photographié en captivité se le voit explicitement annoncé.

Il n’y pas que les aptitudes techniques photographiques qui comptent, mais aussi comment aborder les sujets qui sont photographiés !

Promotion des actions de conservation et éducation à l’environnement

J’ai à cœur dans le cadre de mes activités professionnelles et bénévoles de promouvoir les actions de conservation et études scientifiques dédiées. Aussi, je participe régulièrement à des actions d’éducation à l’environnement au travers de deux associations de promotion de la nature grâce à la photographie : PPNAT - Photographes pour la Préservation de la Nature et GENIALE NATURE.

Bilan Carbone de mes activités et compensation

La réalisation de mes activités d'auteur photographe engendre une pollution, même en essayant de réduire celle-ci au maximum. Se déplacer en voiture, voler en avion/hélicoptère/ULM, etc., produit des émissions carbone. Aussi, chaque année, un bilan carbone de mon activité professionnelle est établi et compensé par des investissements dans des forêts gérées durablement. Le montant investit chaque année ne se base pas sur le prix du carbone sur les marchés internationaux, mais sur la capacité des arbres à absorber l'équivalent du carbone produit par mes activités sur une période de 5 ans (basée sur des estimations d'absorption d'arbres adultes selon l'espèce). En choisissant des essences locales en gestion forestière durable (dont le taux d'absorption du carbone sont connus), les arbres financés par ces investissements seront en mesure, au-delà de la compensation souhaitée sur 5 ans, de continuer à absorber du carbone au-delà (gestion sur 15 à 30 ans selon les essences), et de les voir remplacés par de jeunes arbres une fois exploités.

2018 - Bilan carbone = 0,556 Tonnes émises.